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JOSEPH D'ARBAUD, JOUSE D'ARBAUD, FELIBRE, GARDIAN ET POETE PROVENCAL, 1874-1950.



Joseph d'Arbaud

Joseph d’Arbaud est un poète provençal, félibre et gardian, né dans les Bouches-du-Rhône à Meyrargues, petit village provençal à une quinzaine de kilomètres au Nord d’Aix-en-Provence, le 6 octobre 1874. Son œuvre la plus célèbre est sans conteste « La Bête du Vaccarès » (« La Bèsto du Vacarès »), mais sa bibliographie est bien plus large. Bien que n’étant pas le plus connu des félibres, un hommage à sa personne est indispensable !

Joseph d’Arbaud naît dans une propriété familiale appelée « La Petite Bastide », d’un père lieutenant de gendarmerie et d’une mère félibre issue d’une famille de félibres de Cavaillon. C’est du côté de sa famille maternelle, notamment avec son grand-père, que le jeune Joseph apprend à vivre dans l’amour de la langue et de la culture provençale. Son amour pour l’écriture, Joseph le doit certainement à son grand-père maternel, Valère Martin, qui a écrit quelques poèmes provençaux qu’il signait sous un pseudonyme teinté de couleur locale « Lou Felibre di Meloun », faisant référence au produit local de Cavaillon, le melon. Ce grand-père l’a fortement encouragé à parler provençal durant son enfance. Sa mère, qui fut la première poétesse du Félibrige, a écrit également des poèmes provençaux, sous un pseudonyme faisant référence à une rivière provençale, « La Felibresse du Coulon », le Coulon étant la rivière Calavon qui se jette dans la Durance du côté de Cavaillon.

Joseph d’Arbaud fait ses études chez les jésuites à Avignon à partir de 1884, alors âgé de 10 ans, puis enchaîne avec des études de droit à Aix-en-Provence après avoir obtenu son baccalauréat en 1893. Lors de ses études, il fréquente son cousin éloigné Folco de Baroncelli-Javon ainsi que l’écrivain Félix Gras, et participe à des réunions de groupes félibres. En 1894, il soumet un poème à Frédéric Mistral et gagne une réputation de conteur à travers ses écrits dans une revue littéraire « L’école du Feu » qu’il tient avec ses amis Joachim Gasquet, Louis le Cardonnel ou encore Xavier de Magallon. Ces premiers en langue provençale seront publiés dans cette revue régionaliste, en 1894. Alors qu’il semblait destiné à une carrière d’officier comme son père, Joseph D’Arbaud part s’exiler en Camargue en 1897, rejoignant Folco de Baroncelli-Javon.

En Camargue, il apprend le métier de manadier auprès de son cousin, et achète ensuite la manade au Clos du Radeau au nord de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Travaillant avec sérieux, dans le respect des traditions provençales, il fournit des taureaux pour les spectacles bovins. Il se passionne alors pour ce métier, et pour cette région unique au monde, la Camargue, ses chevaux et ses taureaux. Des Saintes-Maries, il se rend régulièrement au Museon Arlatan pour rencontrer Frédéric Mistral, ainsi que Léo Lelée, un fameux illustrateur attitré des félibres et des arlésiennes. Durant cette période camarguaise, il écrit certains poèmes des « Li Cant Palustre », qui ne seront publiés qu’à titre posthume, ainsi que « Nouvé Gardian », inspirés par la Camargue. C’est le commencement pour lui de la défense de la langue provençale et des traditions, qu’il continuera de promouvoir toute sa vie.

Joseph devra pourtant abandonner ce métier de manadier en 1906, à la suite d’une longue maladie contagieuse, la tuberculose, qui va l’obliger à s’éloigner pour ne pas contaminer ses amis, et ira se faire soigner en Suisse, durant cinq années. Durant ces années, il ne fera que de bref retour en Provence, et profitera de cette quiétude pour écrire « Lou Lausié d’Arle » qui sera publié en 1913. Il vend sa manade et ne reviendra plus vivre en Camargue.

Joseph d’Arbaud revinent s’installer définitivement en Provence, en 1911, alors guérit de sa maladie. Il prend un part active dans la vie régionaliste de la Provence. Il rencontre Emilie Sicard qui a fondé une revue régionaliste, « Le Feu », dans laquelle Joseph d’Arbaud prendra de plus en plus d’importance jusqu’à devenir le rédacteur en chef entre 1917 et 1921. Lorsque la guerre éclate, il défendra les combattants provençaux à l’aide de sa plume, avec des poèmes parus dans « Le Feu », recueillis sous « Li Rampau d’Aram » en 1919. Il rejoint le Félibrige en 1915, avant d’en devenir le Majoral en 1918. Quand Sicard décède en 1921, D’Arbaud prend la direction de la revue jusqu’en 1938. Cette période, entre 1917 et 1938 est une des plus fécondes de sa vie de poète. Il défend le Félibrige et les libertés provençales, écrit sur les traditions provençales, sur la tauromachie, le costume des Arlésienne, défend le fédéralisme et se trouve à la pointe pour l’autonomie des différentes régions.

Joseph d’Arbaud connaît alors la consécration en recevant la Légion d’Honneur en 1925, puis vient l’édition de son œuvre la plus reconnue, « La Bête de Vaccarès » en 1926, qui marque une date importante dans la prose provençale. Il publie en 1929 « La Souvagino », recueil de nouvelles dont les héros sont des animaux camarguais. En 1935, il est élu capitaine de la Confrérie des Gardians et est un des animateurs de la « Nacioun Gardiano » groupe fondé par son cousin Baroncelli. Il fait partie des Pénitents Gris de la ville d’Aix-en-Provence depuis 1934. Joseph d’Arbaud publiera son seul ouvrage en français, « La Provence » en 1939. Il recevra un prix de l’Académie Française en 1943 pour l’ensemble de son œuvre en provençal, et il écrira un dernier poème, « Camargo », publié en décembre 1944. Il finira par se marier en 1946, à l’âge de 72 ans avec une jeune femme, Yvonne Recours.

Il décède le 2 mars 1950 à Aix-en-Provence et sera enterré à Barjols, ville d’origine de son épouse. Il restera dans l’éternité le poète-gardian, inspiré par la Camargue, mais aussi par la Provence et le Félibrige. Il restera également comme un des précurseurs de la décentralisation administrative.


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Découvrir les écrivains provençaux:

- Joseph d'Arbaud : Poète et Gardian, Joseph d'Arnaud est l'auteur de la bête de Vaccarès.
- Arène Paul : Ecrivain pratiquement inconnu, il a notamment travaillé en collaboration avec Alphonse Daudet sur des oeuvres célèbres.
- Aubanel Théodore : membre fondateur du Félibrige, il reste placé entre Mistral et Roumanille dans l'opinion publique comme un des trois piliers du renouveau de la culture provençale.
- Brunet Jean : membre fondateur du Félibrige, poète provençal mélancolique, Brunet était un utopiste, rêvant d'un Paradis terrestre.
- Castil-Blaze : Castil-Blaze fut un porte drapeau de la langue provençale à Paris.
- Crousillat Antoine-Blaise : Antoine-Blaise Crousillat a une place d'honneur dans l'histoire félibréenne, notamment en étant nommé majoral du Félibrige.
- Daudet Alphonse : Conteur et romancier, Alphonse Daudet a vécu la majeure partie de sa vie à Paris.
- Dumas Adolphe : Adolphe Dumas fut un poète très doué.
- Garcin Eugène : Eugène Garcin participa très activement au mouvement félibre.
- Gelu Victor : poète et chansonnier provençal du XIXème siècle, un des plus grands poètes en langue provençale.
- Giera Paul : membre fondateur du Félibrige, il reste surtout connu comme l'hôte de Font-Ségugne.
- Giono Jean : C'est au coeur de la Provence à laquelle il tenait tant qu'il écrira ses plus belles oeuvres et c'est dans la Provence que Giono trouvera l'inspiration de ses oeuvres.
- Mathieu Anselme : membre fondateur du Félibrige, Il laisse dans l'histoire une image d'un poète exquis, qui, avec ses rythmes et ses rimes, portera un nouveau souffle sur la Provence.
- Mistral Frédéric : Membre fondateur du Félibrige, Mistral a réhabilité la langue occitane en la portant aux plus hauts sommets de la poésie épique.
- Pagnol Marcel : s'est toujours inspiré de sa Provence natale pour devenir un des plus grands écrivains et cinéastes de son époque.
- Roumanille Joseph : véritable Père du Félibrige, Roumanille laissera l'image d'un acteur essentiel dans le développement de la culture provençale.
- Roumieux Louis : Louis Roumieux restera comme un poète du peuple sans vulgarité, c'est un des représentants les plus étincelants de l'esprit provençal
- Tavan Alphonse : membre fondateur du Félibrige, il reste comme le poète du coeur du Félibrige.
- Zola Emile : le nom d'Emile Zola est fortement lié à celui de la montagne Sainte Victoire, ainsi qu'à son ami d'enfance Paul Cézanne.

Les compositeurs:

- Saboly Nicolas : Compositeur provençal, auteur de Noëls provençaux célèbres aujourd'hui.
- Vincent Scotto : Compositeur provençal, auteur de près de 4.000 chansons, 60 opérettes marseillaises et près de 200 musiques de film.

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