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LES VAINQUEURS OU PASSAGE EN TETE AU COL D'IZOARD DANS LE TOUR DE FRANCE.


Le Col d’Izoard et le Tour de France, c’est une histoire qui dure ! Une histoire faite d’émotions, d’exploits, de chevauchées fantastiques et de passage en première position en son sommet de coureurs de tout premier plan, comme vous pourrez le constater dans cet article. La montée du Col de l’Izoard est classée « hors catégorie » depuis plusieurs éditions. Le Tour de France est passé 35 fois à l’Izoard, la dernière fois lors de l’édition 2017 avec la victoire au sommet du français Warren Barguil.

Pour trouver la trace du premier coup de pédale sur les pentes du Col d’Izoard dans l’épreuve du Tour de France, il faut remonter au 13 juillet 1922. Lors de cette ascension, les coureurs redoutent la montée, s’observent, et personne n’attaque avant la Casse Déserte. Pour cette première, c’est le belge Philippe Thys qui passera la ligne d’arrivée au sommet du Col de l’Izoard.

Les éditions suivantes passent également par le Col de l’Izoard. L’année suivante, en 1923, c’est le Français Henri Pélissier qui passe en tête au Col. S’en suivent ensuite deux doublés, ceux du Luxembourgeois Nicolas Frantz en 1924 et 1927, et de l’Italien Bartolomeo Aime en 1925 et 1926. Après une pause de plusieurs années, le Tour de France revient en 1936 avec une victoire du Belge Sylvère Maes qui remportera le Tour à Paris, et qui passera en tête une seconde fois en 1939. Entre temps, ce sont l’Espagnol Julián Berrendero en 1937 et l’Italien Gino Bartali en 1938 qui ont aussi ce privilège d’inscrire leur nom au palmarès de l’Izoard. L’Italien se payant le luxe de franchir le Col avec une avance de 17 minutes, en s’emparant du maillot jaune par la même occasion et gagnera le Tour à Paris.

Le Col de l’Izoard commence à gagner ses lettres de noblesse avec ses étapes spectaculaires courues dans un paysage atypique, lunaire et rocailleux. La légende commence à naître et les années qui suivent alimentent encore plus cette légende, avec notamment Fausto Coppi et Louison Bobet qui vont se livrer des batailles mémorables, qui leur vaudront d’avoir une stèle commune dans la célèbre Casse Déserte. Le Col devient alors une référence dans le Tour de France, où il joue un rôle décisif dans l’attribution du maillot jaune à Paris. Jacques Goddet disant même que « c’est le privilège de l’Izoard de distinguer le champion ».

C’est encore le cas lors du retour du Tour de France après la guerre en 1947, avec une victoire du Français Jean Robic en 1947, qui lui permettra de gagner le Tour de France. L’Italien Gino Bartali gagnera l’étape 10 ans après, en 1948, avec près de 20 minutes d’avance sur le maillot jaune Louison Bobet ! L’année suivante, en 1949, c’est l’Italien Fausto Coppi qui passe en tête au Col, mais qui laissera gagner l’étape à Briançon à son compatriote Gino Bartali le jour de ses 35 ans ! Il se consolera avec la victoire finale sur le Tour de France. Le Français Louison Bobet passera en tête en 1950, puis ce sera encore le tour de l’Italien Fausto Coppi en 1951. Le Tour de France ne passe pas par l’Izoard en 1952. Les 2 années suivantes, 1953 et 1954, le Français Louison Bobet passe en tête à l’Izoard et remporte les 2 éditions de la Grande Boucle. Après une petite pause en 1955, le Tour revient en 1956, avec un autre passage en tête d’un français, Valentin Huot. Les Français sont ensuite moins à la fête, et la maxime ne se confirme plus les années suivantes. L’Espagnol Federico Bahamontes montre ses talents de grimpeur en 1958 et 1962. L’Italien Imerio Massignan passera en tête quant à lui en 1960. Puis en 1965, c’est au tour de l’Espagnol Joaquim Galera d’être distingué.

Les années 70 verront le Belge Eddy Merckx passer le Col en 1972 avant de gagner le Tour, l’Espagnol José Manuel Fuente en 1973. Le passage suivant, en 1975 verra le Français Bernard Thévenet lacher Eddy Merckx dans la montée pour s’emparer du maillot jaune à l’Izoard, il gagnera ensuite le Tour. En 1976, c’est le Belge Lucien Van Impe qui vire en tête et qui gagne lui aussi à Paris.

Mais au fil des éditions, l’Izoard perd de sa superbe, et les étapes sont bien moins spectaculaires, et le Tour de France espace donc ses visites dans le Queyras. Les années 80 verront seulement 2 passages du Tour de France, avec un passage au sommet de l’Espagnol Eduardo Chozas en 1986, et du Suisse Pascal Richard en 1989, avec une finale d’étape pour Greg Lemond, qui gagnera le Tour cette année-là. Dans la décennie suivante, une seule édition passe par l’Izoard, avec un passage au sommet de l’Italien Claudio Chiappucci. En 2006, c’est le Colombien Santiago Botero qui passe le col en tête, l’Espagnol Aitor Garmendia en 2003 et l’Italien Stefano Garzelli en 2006. Enfin, en 2011, le Kazakh Maxim Iglinskiy franchit le col en premier, l’Espagnol Joaquim Rodriguez lui succède en 2014, et enfin, le Français Warren Barguil s’impose au sommet à l’Izoard lors de la 18ème étape.


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