La cuisine du Luberon ne se limite pas à ses produits bruts ; elle s’exprime dans une gastronomie généreuse, simple en apparence mais toujours empreinte de savoir-faire.
1. La soupe au pistou : un hymne à l’été
Véritable institution des villages du Luberon, la soupe au pistou se déguste traditionnellement à la fin de l’été, lorsque les légumes sont à pleine maturité. Haricots verts, cocos blancs, pommes de terre du plateau d’Albion et courgettes se mêlent dans une grande marmite. Le pistou — mélange de basilic, ail et huile d’olive pilés — couronne le tout au moment de servir. Il ne s’agit pas d’un simple condiment, mais d’un rite collectif, fréquemment partagé en grande tablée lors des fêtes villageoises.
2. L’agneau du Luberon rôti aux herbes
Dans l’arrière-pays, l’agneau élevé en semi-liberté sur les collines du Luberon offre une viande d’une finesse rare. Rôti au four, parfumé de romarin, de thym et de sarriette, il accompagne pommes de terre dorées et légumes anciens. Cette viande bénéficie du Label Rouge et d’une IGP “Agneau de Sisteron”, garantissant son origine régionale (source : INAO).
3. La daube à la provençale revisitée
Si la daube provençale est un plat phare de tout le sud, le Luberon y apporte sa touche : des olives noires de Nyons, du vin rouge corsé de Pertuis, quelques zestes d’orange et parfois même des champignons locaux. Simmer pendant des heures, ce ragoût prend des airs de plat sacré en famille, accompagné de pâtes fraîches ou de pommes de terre.
4. Le gibassier : un trésor croquant
Moins connu que la fougasse, le gibassier se déguste surtout dans l’arrière-pays. Ce biscuit à l’huile d’olive, délicatement parfumé à l’anis ou à la fleur d’oranger, accompagne les cafés matinaux sur les places d’Apt ou Lourmarin. Il fait partie intégrante des 13 desserts de Noël mais trouve aussi sa place lors des petits-déjeuners d’automne.