JEAN GIONO, POETE PROVENCAL, 1895-1970.


Jean Giono

Jean Giono est né le 30 mars 1895 à Manosque. C'est au coeur de cette Provence à laquelle il tenait tant qu'il écrira ses plus belles oeuvres et c'est dans la Provence que Giono trouvera l'inspiration de ses oeuvres.

Originaire d'une famille pauvre, Giono arrête ses études prématurément, et, à l'âge de 16 ans, commence à travailler dans une banque afin d'aider financièrement sa famille. En 1914, Giono part à la guerre durant laquelle il participe à la bataille de Verdun. Il est légèrement gazé et voit beaucoup de ses amis mourir durant cette guerre. Il en revient en 1919, à Manosque et récupère son emploi à la banque. Il publie en 1924 son premier recueil de vers : Accompagnés de la Flûte. C'est en 1929 qu'il connaît son premier succès avec Collines. Il sort ensuite le second volet, Un de Beaumugnes qui sera suivit l'année suivante par le dernier volet de la trilogie de Pan : Regain. Il décide alors de se consacrer à l'écriture et quitte son emploi à la banque. Giono écrit alors des récits symbolisant son pacifisme, son amour à la nature et son attachement aux traditions rurales. Il se rapproche alors des communistes, mais se rend compte alors que le communisme et le capitalisme sont très proches. Cependant, son attachement marqué pour les communistes et surtout ses écrits lui vaudront un séjour de 2 mois dans les prisons marseillaises lors de la seconde guerre mondiale. Un non-lieu est prononcé et Giono est libéré, et dégagé de ses obligations militaires. Il s'éloigne alors des récits engagés et se concentre sur la traduction de Moby Dick. Mais à la Libération, il est de nouveau emprisonné, à cause de la rancune que lui vouent les communistes. Il est libéré en janvier 1945, sans avoir été inculpé. Il se retrouve exclut du Comité national des écrivains et ne peut plus publier durant 3 années.

Après cette quarantaine passée, Giono place au centre de ses récits les hommes, reléguant au second plan la nature. Il décrit l'humanité sous un aspect sombre. C'est le début du cycle du Hussard : Angelo (écrit en 1945 mais publié en 1948), Mort d'un personnage (1949), Le Hussard sur le toit (1951 - adapté au cinéma par Marcel Pagnol) et le bonheur fou (1957). En parallèle, Giono écrit une série de grands récits : les chroniques : Un roi sans divertissement (1947), Noé (1948), les âmes fortes (1950), les grands chemins (1951).

En 1954, il est élu à l'Académie Goncourt. Il écrit durant une dizaine d'années des romans de fictions, avant de se consacrer à la filmographie. Au cours de ses dernières années de vie, son travail est ralenti par des problèmes cardiaques. En 1970, dans la nuit du 8 au 9 octobre, Giono meurt d'une crise cardiaque.

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